INFOS

Née en 1988 à Rio de Janéiro. Vit et travaille à Paris. 

Résidente à la Cité Internationale des Arts, 

Année 2017-2018 / Atelier 8004


CONTACT

[email protected] / / 06 20 16 02 41


A PROPOS

Plasticienne et vidéaste, Eva Medin développe un univers fictionnel empreint d’un regard critique et décalé sur son environnement. D’abord formée aux Beaux-Arts de Monaco, elle développe par le dessin une écriture de situations et d’espaces qu’elle va rapidement déplacer sur le champ chorégraphique. Explorant des questions liées à la posture, elle signe les scénographies de deux ballets contemporains, puis poursuit ses études aux Arts décoratifs de Paris, où elle s’approprie l’espace vidéographique et enrichit son langage de nouvelles expérimentations liées au cadrage, au son, et à la lumière. 

 Au croisement des disciplines, Eva Medin s’empare des espaces où elle intervient. Elle y déploie des parcours et environnements immersifs qu’elle conçoit à la fois comme support d’expérience et de projection. Ses œuvres s’élaborent et se présentent comme des milieux atmosphériques, des paysages mentaux. Pensées en termes d’ensembles, elles sont constituées de bribes, qui, assemblées, réactivées, deviennent autant d’embrayeurs narratifs. 

 Mobilisant une grammaire de cinéma, un vocabulaire du cliché, de la vignette ou du cartoon, elle construit des entre-deux mondes à la fois inquiétants et familiers, par le biais d’images intuitivement reconnaissables, dont elle joue à laisser aparaître les conditions de fabrication. 

Convoquant des souvenirs et observations tenant autant du personnel que de l’imaginiare collectif, elle aborde par détour les thèmes du groupe, de la perte et de la nostalgie. Puisant dans un vocabulaire formel minimal, elle s’inscrit dans un réseau plus large de références allant de Jacques Tati à Pierre Ardouvin, d’Ann Veronica Jensen à Philippe Quesne. 

 Elle a développé son expérience professionnelle auprès de metteurs en scène, chorégraphes et artistes comme Jean-Christophe Maillot, Macha Makeieff, Mathilde Monnier, Yvan Argotte ou Camille Henrot. Son travail a fait l’objet d’ expositions personnelles à la Galerie Espace à Vendre à Nice, ainsi qu’au 116, centre d’art contemporain de Montreuil.Dans le cadre du festival Ovni, elle s’est vue confier la grande halle des anciens abattoirs de Nice où elle y a déployé son travail. 

Diffusé pour l’inauguration du cinéma Georges Méliès à Montreuil, pour la Nuit Blanche à Paris ou encore à la Villa Arson, son travail vidéographique a été sélectionné dans divers festivals en France et à l’international. 


TEXTES 


Gaël Charbau / Dans le cadre d'une invitation carte blanche / Cité des sciences et de l'industrie / 2017

Après avoir expérimenté l’espace en deux dimensions de la feuille et du dessin, Eva Medin s’est orientée vers des recherches sur le corps et sa projection dans l’espace scénique, en collaboration avec des chorégraphes, alors qu’elle était encore étudiante à l’école d’art de Monaco. Depuis la fin de ses études aux arts décoratifs à Paris, son travail s’est principalement concentré sur la création d’environnements et de parcours sensoriels immersifs. Beaucoup de ses œuvres s'inspirent des ambiances impressionnantes produites pour les films de science-fiction où le recours aux maquettes, au travail de la lumière et aux effets spéciaux est indispensable. Pour Science Actualités, Eva Medin a imaginé « Orbital Drama », une sculpture qui traduit cette inquiétude grandissante vis-à-vis des débris en orbite autour de la terre, véritables dangers pour les engins spatiaux opérationnels. Sur le modèle du mobile pour enfant qui rassure et apaise, celui que l'artiste propose est au contraire teinté d'ironie et d'inquiétude. Après avoir disséminé des déchets aux quatre coins de la planète, l'homme fait désormais planer la menace directement au-dessus de sa tête. Mais la fascination presque enfantine pour la conquête de l'espace reste entière : c'est le sens des divers objets hétéroclites qui composent l'installation, baignés par une lumière théâtrale qui projette leurs ombres fantasmatiques et menaçantes...
Parallèlement au mobile, l'artiste présente dans les vitrines des objets qui prolongent l'installation en remettant en scène des fragments qui la composent, comme si l'on focalisait notre regard sur la case d'une bande-dessinée, dont l'ensemble de l'installation serait la page. L'artiste en profite pour adresser un clin d'oeil aux nombreux objets que l'on peut découvrir à la cité des sciences et de l'industrie, qui finiront peut-être eux-mêmes un jour en orbite...

Gaël Charbau


Ingrid Luquet-Gad / Catalogue de la bourse Révélation Emerige 2017

En équilibre sur un fil qui relierait la vidéo et la sculpture, les installations immersives d’Eva Medin déploient l’imaginaire étrange et familier de lieux inscrits dans la mémoire collective. A la manière de Georges Perec déclarant écrire Espèces d’espaces comme le « journal d’un usager de l’espace », l’artiste brésilienne basée à Paris développe un univers sensoriel où l’observation de son environnement proche menace à tout moment de perdre pied et basculer dans une fiction hallucinée. De ses études conjointes en arts plastiques et en arts décoratifs lui est restée l’ouverture à la versatilité, travaillant selon une palette d’influences englobant aussi bien le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée. Plus précisément, c’est à une narration séquentielle, telle qu’on la trouve dans la bande dessinée mais aussi dans le montage additionnel du cinéma, qu’elle arrime ses expérimentations spatiales. A l’intérieur d’une même installation, les différentes parties s’augmentent mutuellement, se répondent, se contredisent, se complètent – en un mot, construisent une séquence processuelle où le sens est toujours en transit. Chacun de ces environnements se donneraient alors plutôt à appréhender comme un parcours dans l’espace, où l’investissement du corps construit autant de signification possible qu’il y a de singularités l’éprouvant. De même, entre les différents projets de l’artistes se trame une chaîne ouverte et potentiellement infinie de réappropriations et de recontextualisation, où les décors d’une vidéo génèrent une installation, qui elle-même donnera naissance à un film. Pour Emerige, Eva Medin part également de l’espace qui l’accueille, prélevant dans l’architecture un élément bien précis : le patio. Là, dans ce motif connotant l’opulence sociale et sa mise en visibilité théâtrale, l’artiste trouve la qualité de signe lui permettant d’embrayer sur une extrapolation dramatique et fictionnelle. Brouillant les frontières entre intérieur et extérieur, perception et imagination, le motif du ciel artificiel, paysage de fumée et de lumière, réactive les croyances ancestrales à un au-delà, à moins qu’il ne s’agisse d’un déjà-vu provenant de films de science fiction iconiques. Qu’il soit mythique, divin, apocalyptique ou tout simplement artistique : peu importe la croyance, pourvu qu’il y ait le transport.

Ingrid Luquet-Gad


Emerige Mécénat / 2017

Eva Medin est née en 1988 à Rio de Janeiro. Diplômée du pavillon Bosio et de l’ENSAD Paris, elle recrée dans ses courts-métrages et ses installations des ambiances mystérieuses, des atmosphères éthérées qui évoquent souvent la possibilité de l’existence de mondes parallèles et la recherche effrénée d’une survie extraterrestre. Dans l’épaisse vapeur d’une nuée de gaz toxique verte ou bleu électrique, les mises en scène d’Eva Medin se déploient comme les témoignages d’un échec futur de la conquête spatiale. L'artiste souligne ainsi l'obsession insensée pour la quête d’un ailleurs où l’homme n’est peut-être pas fait pour aller. Une réflexion sur la survie de l’espèce pour le moins actuelle.


Emerige Mécénat / 2017

Née en 1988 à Rio de Janeiro, Eva Medin est diplômée du pavillon Bosio et de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Plasticienne et vidéaste, elle se consacre surtout à la réalisation de courts-métrages, d’installations lumineuses et de chorégraphies contemporaines. Jouant tour à tour sur les effets de son, de lumière et de spatialité, le travail d’Eva Medin témoigne souvent d’une ambiance sombre et mystérieuse aux contours futuristes, faisant directement écho aux émotions intérieures des spectateurs qui les contemplent. Influencée par Jacques Tati, Pierre Ardouvin ou encore Philippe Quesne, elle a notamment collaboré avec les chorégraphes Jean-Christophe Maillot, Jeroen Verbruggen et Mathilde Monnier. Eva Medin vit et travaille à Paris.



CV


FORMATION

2013 : Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Diplômée avec la mention Très bien. 

2011 : Ecole Supérieure d'art plastique de Monaco, DNSEP


EXPOSITIONS PERSONELLES

EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • Recall From Space Age, Point Commun, Centre d'art contemporain, Annecy, 2018
  • Not all There - Sur une invitation d’Emily Mast. / Galerie Human Resource, Chinatown, Los Angeles, Janvier 2018
  • Stories From Nowhere, Centre d'art Bastille, Grenoble, 2017
  • Figure Sonore, Espace Squaresquare, 9 rue rochebrune, Paris, 2017
  • Garder le Cap, Galerie Valerie Delaunay, Paris, 2017
  • La relève, Crédit Municipal de Paris, 55 rue des Francs-bourgeois75004 Paris, 2016
  • La fuite, exposition en appartement1 bis rue Alphonse de Neuville. Paris, 2014
  • La tête dans les nuages,  Galerie des dominicain. Nice, 2014
  • MiamLa galerieGalerie lafayette, Nice, 2014
  • Géant,  Gallerie Beaurepaire, Paris, 2013
  • Atelier 5,   Atelier 5,  Nice, 2013
  • Possibilité d'intervention dans un ascenseur,  Atelier Soardi et Soardi, Nice, 2012
  • Mama Sono qui,  Quai Antoine Premier,  Monaco, 2009

FILMOGRAPHIE

SELECTIONS ET PROJECTIONS 

  • Moca Taipei, Ovni, 2018
  • Not all There, Human Resources, Los Angeles, 2018
  • Ovni, Objectif vidéo Nice, 2016
  • Forum Movimenta, 2016
  • Un festival c'est trop court Nice, sélection Expérience, 2016
  • Icart-média festival, 2016
  • Artvidéo lab, Gallerie du génie de la Bastille,  2016
  • Inauguration du cinéma George  Méliès, Montreuil, 2015
  • Nuit blanche 2014. Les Inrocks Lab.  Découverte de la jeune création vidéo.  
  • Festival Péril Jeune. Confluence, 2014
  • Festival du court métrage étudiant de Québec 
  • Festival du court métrage de Ministrol sur Loire " Tournez Jeunesse" 
  • Festival du court métrage de Nice " Un festival c'est trop court "

SCENOGRAPHIES

RESIDENCES 

  • Galerie Espace à Vendre, Nice, 2017
  • Chantier 109-Les abattoirs, Nice, 2016
  • Le 116. Centre d'art contemporain de Montreuil, 2014

AUTRES EXPÉRIENCES 

  • Interprète chorégrapique pour Mathilde Monnier, Qu’est-ce qui nous arrive, 2014
  • Assistante de l'artiste Yvan Argote, Galerie Perrotin, Paris, 2014
  • Actrice dans le film Fairy queen de Jean paul civeyrac, 2013
  • Assistante scénographe pour l’artiste Camille Henrot, Triennale, Palais de Tokyo, 2012
  • Collaboration avec le chorégraphe Jean-Christophe Maillot, Ballets de Monte-Carlo, 2011
  • Collaboration avec le chorégraphe Jeroen Verbruggen, Ballets de Monte-Carlo, 2011



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